A quelques tirs aux buts du titre suprême

22 janvier 2017 - 21:24

Le football est le sport dont lequel je suis amoureux. Les sensations qu'il apporte, les gestes que l'on peut y voir, la cohésion et l'esprit d'une équipe, tant de bonnes choses qui font que l'on attend toujours impatiemment le jour de match. Mais je suis si triste qu'il parvienne aussi à attirer de sombres personnages aux facultés intellectuelles si faible que je me demande comment ils font pour coordonner leurs jambes. Ainsi soit-il.

Nous n'avions pas le choix. Il fallait l'emporter. Pendant le temps réglementaire, aux pénos au pire, mais c'était la seule solution pour espérer accéder à la demie finale de la Ligue des Champions Girondine®.

Coach Chris a dû composer son équipe en tenant compte du forfait de dernière minute d'Aurélius, les chevaux poussant habituellement son char étant malades. Le 4-4-2 à plat fut transformé au départ de la rencontre en 4-2-3-1, positionnant Ju' en numéro 10, juste en dessous de l'auriverde et capitão, Henridinho. Ashley parti en stage intensif de tacles, Seb F. fut le premier à lever la main pour prendre place dans l'axe aux côtés de celui qui a joué seulement en DHR, Mathieu M. Antoine, punit pour avoir fait croire à une patiente que le Cubitus était un os et non un chien, prenait place sur le banc au profit de Jérô... (Late) Greg. Le Coach lui même s'auto-titularise au milieu de terrain aux côtés d' N'Hervé Kanté.

 

 

Dès les premières minutes de jeu, Henry avait envie de s'allumer une clope. Le reste de l'équipe était plutôt bien en place. Peu inquiétés derrière, nous parvenons à faire remonter le ballon, notamment par Adrien ou Julien, jusqu'au niveau des 30 mètres adverses, mais butions la plupart du temps sur la défense expérimentée du Bouscat. Les adversaires montrent à plusieurs reprises qu'ils sont bien présents, notamment dans l'engagement physique, parfois  limite chez certains membres de leur équipe. Coach Chris montre à deux reprises que nous aussi, nous pouvons être présent à ce niveau, en utilisant l'option Bulldozer une première fois et celle de Teddy Riner par la suite. Fatigué par l'application qu'il a mit sur ces deux gestes, il sortira quelques minutes après les victimes.

Adrien en eu marre et choisi la 20ième minute environ, pour débloquer la situation. Sur une récupération de balle aux 35 mètres, il déclencha une frappe qui terminera sous la transversale du gardien Bouscatais. (1-0). Certains seront d'accord avec moi sur le fait qu'Adrien choisit souvent la simplicité et ne varie que très peu sa façon de marquer. C'est relou.

L'ouverture du score contrarie les municipaux qui décident alors de sortir de leur RTT, et tenteront par deux fois de copier Adrien, mais ne parviendront qu'à une pâle reproduction des frappes de Greg. Dotés de bons joueurs de futsal, ils nous posent quelques problèmes au milieu de terrain, mais la grandeur du terrain et l'absence de la règle du "sans contact" mettent en échec les "Boufal" en herbe.

Sur un coup de pied arrêté, ils parviendront pourtant à égaliser malgré la tentative de parade de notre arrière droit, Mamie Alvès. (1-1)

Remonté, Mamie Alvès prit le jeu à son compte. Sur une percée aux abords de la surface, il crochète un joueur, pénètre dans celle ci, pousse le ballon un peu loin, et tente alors une roulette (véridique les gars). Déstabilisé par tant de technique, l'inexpérimenté arrière gauche adverse le tacle au niveau du talon. Sans broncher, Mr Klopp désignera le point de pénalty.

Soucieux de son capital but aussi pauvre que le PIB du Burkina Faso, Henridinho s'empare du ballon, s'élance, mais ne sachant plus quel est son bon pied, envoi mollement un tir du péroné dans les bras du gardien.

Contrarié par les critiques sur son manque de diversité au niveau des ses buts, Adrien enverra un ballon des 25m, sur la transversale.

Mi-temps. Soufflante de Chris ou alors c'est juste une impression car il parle fort. On sait pas.

Dès le début du deuxième acte, nous essayons d'aller de l'avant, conscient de l'enjeu de ce match, et surtout de la prime collective en cas de qualification (25 litres de bière).  C'est alors qu'Adrien prend possession du ballon côté gauche excentré à 35 mètres. Tentant de le réconforter, la moitié de l'équipe lance des "Tire! Tire!" à tout va. Sourire en coin, et sur un rythme d'un orchestre de samba et de danseuses brésiliennes arrivés sur le bord du terrain, il part balle au pied et dribble un à un les adversaires en annonçant préalablement et à voix haute leur numéro puis, après avoir flirté avec la ligne de corner (et obtenu son numéro de téléphone), il délivre un caviar à notre capitão qui n'a plus qu'à la pousser au fond. (2-1)

Nous aurons les occasions pour faire le trou par Antoine, Adrien, Hervé ou Greg mais sans pour autant y arriver. Peu dangereux, le Bouscat se contente de longs ballons en direction de leur seul attaquant, mais c'est sans compter sur notre impériale défense centrale qui repoussera quasiment toutes les tentatives. Mathieu M. y perdra même son nez.

Suite à un débordement d'un de leur attaquant qui parvient à se débarrasser de Seb C et entre dans la surface, Mathieu et Seb F pensent faire leur travail correctement en récupérant et sortant le ballon de façon propre. Mais le joueur offensif adverse, ayant sans doute pris des cours d'art dramatique avec Alexandre Lacazette, hurle et tombe tel un mec défait pendant les férias. Étant donné l'importance des décibels du cri, même Clément Turpin aurait désigné le point de péno depuis son domicile. N'ayant aucun doute sur l'impartialité de Mr Klopp, nous pensons que lui même s'est laissé influencer par la prestation sans faille de l'attaquant. Penalty donc, et égalisation malgré le superbe plongeon verticale de notre gardien intérimaire et coach. (2-2)

Tension et fatigue hacheront le jeu en cette fin de rencontre et le destin nous amènera une nouvelle fois aux tirs aux buts avec une certitude: Henry ne tirera pas.

Coach Chris, blessé au dos et ne pouvant donc plonger que de manière verticale, redonna les gants au Caribou qui avait débuté le match dans les buts. C'est alors que les 47 000 spectateurs, les dirigeants du Bouscat, les joueurs, Noël Le Graet et le FBI crient au scandale.

"Il est interdit de changer de gardien une fois le match terminé messieurs!", "C'est une honte!", "Je vais t'enculer.", "Nous porterons cela devant les hautes instances."

Tels sont les propos que nous pouvions entendre. L'enjeu de cette LDCG® est clairement incommensurable.

Nous pouvons être quand même fier d'avoir réussi à remettre dans nos buts notre ex gardien de première division* et de l'avoir fait passer pour un vulgaire caribou de Montréal.

Cette fois ci, nous ne laisserons pas échapper cette séance de péno, et grâce à deux superbes envolées verticales du caribou, nous l'emporterons 4-1. Nous avons maintenant un pied dans cette demie finale de Ligue des Champions Girondine ® (reste à attendre le résultat des matchs en retard, cela se jouera à la différence de buts) et nous pouvons être fier de nous.

Et si nous parvenons à réaliser un des objectifs de début de saison? Gagner une coupe!

 

*District du Sauternes et Graves

Les faits du match:

  • Nous soupçonnons Mr Klopp de malversations en ayant tenté d'enfermer Mamie Alvès dans le vestiaire avant le début du match. Corruption.
  • Seb F a tenté de tromper le coach sur son efficacité en défense centrale en dégageant tous les ballons du pied droit. Ambidextre.
  • Le banc adversaire aurait accusé Adrien "d'avoir 15 ans", qu'il ferait mieux "d'aller faire ses devoirs" plutôt que d'être "dehors si tard". Crise de la quarantaine.
  • Tentative de théorie sur l'ambidextérité  de la part d'Henridinho, nous expliquant ne pas savoir quel est son bon pied, ni même sa main, se servant le whisky de la gauche, et buvant de la droite. Joga bonito.
  • Joli anniversaire pour notre coach, qui nous annonce, entre deux plâtrées de carbonara, qu'il est fier de n'avoir prit que 3 kilos durant la trêve hivernale. Live heathly.

 

 

GOD SAVE THE CAB !!!

 

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